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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 20:13

Vient de paraître

Auteurs :

Salomé Berthon (Docteur en Ethnologie - U.N.S.A.)

Jean-Loup Fontana (Conservateur du Patrimoine)

Marina Duhamel-Herz (Spécialiste de la signalisation routière)

Marc Ortolani (Maître de conférence en droit – U.N.S.A.)

Pascal Pannetier (Magazine Route Nostalgie)

Virginie Rochette (Grande Traversée des Alpes)

Philippe Thomassin (Ecomusée du Pays de la Roudoule)

Editions : Ecomusée du Pays de la Roudoule, 06260 Puget-Rostang
Directeur de la publication : Patrice Deméocq
Journal de l’Ecomusée hors-série, ISSN 1246-1938
Année : 2008
Format : 21 X 21 cm, nombre de pages : 156
Illustrations : 90 en N/B dont 25 en pleine page et 8 en quadri
Prix : 18 €

En ce début du XX e siècle, les Alpes françaises ne sont déjà plus réservées aux seuls montagnards. Dès la fin du XIXe siècle, l’armée a tracé de nombreuses routes stratégiques. Ces travaux, destinés à faire face à une Italie impliquée aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie dans la Triple Alliance (1882), ouvrent les Alpes à la conquête de l’automobile.

En 1904, l’itinéraire d’un concours d’alpinisme automobile préfigure les ambitions du Touring-Club de France. Il relie Aix-les-Bains et Annecy à Grenoble par le col de Vars et la vallée de l’Ubaye.

Le Touring Club de France rêve d’une route «qui côtoiera les glaciers et les précipices, sinuera le long des champs de neige et surprendra les torrents à leur source ». Son ambition, sans limite pour promouvoir le tourisme et valoriser les «beautés naturelles » de l’hexagone va s’épanouir au travers d’un projet titanesque : la Route des Alpes !

Avec un parcours de 615 kilomètres du lac de Genève à la mer

– 10675 mètres d’altitude cumulée

– huit cols,

cette voie qui est l’expression d’un patriotisme exacerbé, se veut plus haute que celle
grimpant au Col de Stelvio (2759 m.) au Tyrol et plus belle que les routes postales suisses.

Il s’agit de relier les deux plus grandes capitales du tourisme d’été et d’hiver que sont Evian et Nice par les cols en effleurant les glaciers du Mont-Blanc :

« la plus belle route de montagne du monde, entre le plus grand lac d’Europe occidentale et la mer Méditerranée »



BON DE COMMANDE

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Titre Prix Unitaire Nombre Total

Route des Grandes Alpes 18

€ + Frais de Port 4,50

TOTAL 22,50 €

Nous consulter pour un envoi en nombre ou pour la revente

Règlement par chèque à l’ordre de Route Nostalgie

A retourner à :


AUTO MOBILIER COLLECTIONS
BP48
91422 Morangis
Tél: 06 21 81 16 09





AU SOMMAIRE DE CE LIVRE


PREFACE de Gaston Franco Conseiller général des Alpes-Maritimes,

Maire de Saint-Martin-Vésubie,

Président du Parc National du Mercantour,

Président du Comité Régional du Tourisme Riviera Côte d’Azur

Président de l’Association des communes forestières des Alpes-Maritimes

La Naissance de la Route des Alpes 27

La dégradation des relations franco-italiennes et son incidence sur la défense de la frontière 29

A l’origine des routes touristiques et de l’alliance entre leTouring-Club de France et la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée : « La Corniche d’or » 22

La concurrence des premiers chemins de fer alpins. 17e siècle au début du XXe siècle. 11

Le développement des routes carrossables dans les Alpes de la fin du XVIII


LES VOIES DE COMMUNICATIONS ALPINES de la fin du XVIII

e à la fin du XIXe siècle. 13

LE TOURING-CLUB DE FRANCE ET LES ROUTES TOURISTIQUES

Route des Alpes,Route des Pyrénées même combat ! 26

LES ROUTES ALPINES ET LA DEFENSE DES FRONTIERES

Impacts sur les voies de communications alpines : l’exemple des Alpes-Maritimes. 33

Nécessités stratégiques au service du tourisme. 37

LA ROUTE DES ALPES

L’Excursion inaugurale du 3 juillet 1911 59

La Route : un drame romantique 71

La Route des Alpes et la presse 75

Le voyage inaugural du Président de la République, Raymond Poincaré 77

Une route en suspens, des projets dans le vent. 83

La Belle Epoque 87

La Route des Alpes : un chef-d’oeuvre en péril 97

LES PROGRES TECHNIQUES AU SERVICE DE LA CONQUETE DES ALPES

L’autocar alpin 105

La reconversion du matériel de Guerre 108

La carte routière : un outil au service du tourisme 113

LeTouring Club de France et la naissance de la

signalisation routière 121

Marina Duhamel-Herz

LA ROUTE D’HIVER

Une variante : La Route Napoléon 133

LA ROUTE DES GRANDES ALPES une opération de la GrandeTraversée des Alpes 137

Pratiques et discours contemporains 139

“Un itinéraire Up to date” 129

La révolution automobile 101


ANNEXE

 

Histoire duTouring-Club de France 149

BIBLIOGRAPHIE

 


Nécessités stratégiques au service du tourisme

On sait qu’à de multiples reprises, dans l’histoire, il revint à l’institution militaire d’être à l’origine du spectaculaire développement de telle ou telle technique novatrice. Pour prendre un exemple tout récent la « toile » Internet fut,à l’origine, la réponse apportée par les scientifiques à la demande des forces armées américaines qui voulaient disposer d’un outil planétaire de recueil,de traitement et de diffusion de l’information en temps réel. Les universitaires n’ont pas tardé à se doter de leur propre réseau informatique qui très rapidement, a pu s’adresser à l’ensemble de la population.

A la charnière des XIX

e et XXe siècles, l’armée française joua un rôle en tous points comparable avec l’extraordinaire promotion qu’elle assura à la technique toute nouvelle des véhicules automobiles.

En fait, analysant la déroute de 1870, l’Etat-Major comprend l’erreur qui a été commise en’intégrant pas le chemin de fer dans ses options stratégiques.L’armée allemande,qui s’est entraînée à ce mode de locomotion, a pu disposer, sur divers champs de bataille, de troupes fraîches, bien équipées et bien approvisionnées.Les forces françaises, fatiguées par de longs déplacements et mal suivies par leurs approvisionnements ont connu une défaite inéluctable.

L’ingénieur Freycinet, ministre des Travaux publics puis de la Guerre, fut à l’origine d’un vaste programme de développement des transports et de réorganisation de l’armée qui devait pouvoir intervenir sans délais sur toutes les frontières de l’Etat.Mais, singulièrement dans les Alpes, il devait se heurter à la réticence des compagnies concessionnaires, dont le PLM, peu soucieuses de construire à grands frais des lignes à la rentabilité pour le moins hasardeuse. Le schéma retenu fut

ainsi la création de voies ferrées se détachant de l’axe principal, la vallée du Rhône,pour remonter les grandes vallées alpines (Tarentaise, Maurienne, Durance, Ubaye). Les liaisons inter-vallées devaient, quant à elles, être assurées par des circulations automobiles sur route.

Ces routes s’avèrent d’un très grand intérêt militaire autant que touristique et c’est pour cela que le Touring-Club de France naissant s’associe au mouvement.Alors actif promoteur du vélocipède, il est impatient d’offrir à tous la découverte d’espaces jusque-là inaccessibles.Abel Ballif,Président duTouring-Club de France souhaite :

«Que cette route des Alpes, puisse, demain, répondre à des nécessités stratégiques et constituer un excellent organe de défense nationale sur notre frontière sud-est, qu’elle serve de la façon la plus heureuse les intérêts économiques des régions pittoresques qu’elle traverse, cela est hors de doute,mais ce n’est pas ce qui nous importe surtout.Sa valeur, pour nous, est d’être la voie touristique la plus remarquable dont la France puisse se glorifier bientôt ».

Sur cet axe devaient bientôt circuler les célèbres « cars alpins » assurant un service touristique soumis aux horaires des correspondances ferroviaires. L’Etat-Major,dans sa vigilance, avait imaginé l’incitation financière des « châssis primés » (1910).Tout acquéreur d’un châssis-moteur testé par l’armée et jugé performant pour le transport éventuel des troupes,de leur équipement et de leurs approvisionnements, recevait une aide sous la forme d’une prime. En contrepartie il devait mettre son véhicule à la disposition des autorités en cas de réquisition. Les principaux constructeurs automobiles français bénéficièrent de la mesure qui s’avéra aussi salutaire pour la qualité de leur production que pour le remplissage de leurs carnets de commandes !

[…] « « La Route des Alpes », ce n’est pas seulement le nom d’un itinéraire conçu par des techniciens et des artistes pour le plus grand avantage des voyageurs et pour le renom de nos sites ; la « Route des Alpes », c’est une vraie route, un vrai grand chemin, tracé, taillé, creusé, suspendu, accroché au pied, au flanc, parfois à la crête des monts : une oeuvre d’ingénieur qui mérite de passer dans l’histoire comme elle est déjà dans la géographie ; une route nationale, bien entendu, mais qui serait aussi digne du nom d’impériale, pour ce qu’il implique de hardi, de vaste et de magnifique. La « route des Alpes » affronte la montagne intégrale, naguère inacessible ; elle côtoie les glaciers et les précipices ;elle sinue le long des champs de neige et surprend les torrents à leur source.Alpes-Maritimes, Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Dauphiné, Savoie, de ces régions elle ne veut connaître que les plus âpres secteurs ; c’est la route des escalades, des sites tragiques, des lacets obstinés. » […]

Antoine Borrel, député de la Savoie, juillet 1930

 

 

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Published by Pannetier Pascal - dans Livres-Films-TV
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