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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 20:40

Le Dimanche 1er juillet, parcourrez un bout de la N7

entre passionnés en vous joignant au rallye organisé par J Philippe et Lulu, en toute décontraction.

Départ du Coudray-Montceaux 91830 sur la place des autocars

pour aller jusqu'à Briare 45250,
à chacun d'amener sont picnik.

Pour de plus ample infos contacter Lulu au 01 64 93 88 31 le soir vers 20 heures

ou par e-mail jpr@distelcom.fr

Dossier d'information et d'inscription :

http://www.routenostalgie.org/inscription_n7.pdf

http://www.routenostalgie.org/plan_rn7_départ.jpg

 EMOUVANTE ET MOUVANTE N7

Allez vroum, c’est parti ! Porte d’Italie, un nom qui sent bon le départ en vacances ! Le panneau Michelin en béton et lave de Volvic pointe sa flèche sur le Kremlin-Bicêtre. Y’a qu’à suivre la rue pour traverser la banlieue… et les limites en dents de scie des départements le long d’une nationale 7 plutôt mouvante… Allez, bon, on va tâcher de ne pas se perdre, même sans boussole ni sextant. (Il est rare qu’une automobile, un sextant l’habite) ouais, bon…

Suivons les bonnes vieilles cartes Michelin pour se rendre compte du malaise : en 1950, on longe la limite de la Seine (75) et la Seine-et-Oise (78) de Rungis à Paray-Vieille-Poste… Hein, où ça qu’il dit, le Lucien ? Et oui, la vieille N7 passait par Thiais, par la Belle Epine (qui était alors un petit carrefour) en descendant tout droit sur Paray-Vieille-Poste et Morangis avant de rejoindre Juvisy et Viry-Châtillon.

Si Viry est la ville des pionniers de l’aviation, le développement commercial de celle-ci passe dans les années 50-60 par Orly et son nouvel aéroport. La N7 est alors déviée légèrement sur l’est, évite Rungis, passe juste à l’ouest d’Orly Ville, en dessous de laquelle se trouve désormais la limite entre Seine et Seine-et-Oise. Au bout de la zone aéroportuaire, la route des vacances passe par Athis pour rejoindre Juvisy et Viry. A partir de 1965, la limite entre le Val de Marne (94) et l’Essonne (91) passe par Athis, devenue Athis-Mons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fait, vous avez de l’aspirine dans la glacière ?

 

 

 

 

ÇA SE CALME : LE TRACÉ NE BOUGE PLUS

Une manie ancienne : mettre des pyramides sur les routes ! Juvisy, Brunoy, Fontainebleau…

Après celle de Juvisy, on descend donc droit sur Viry-Châtillon et on en profite pour jeter un œil sur le bloc de béton à droite, de moins en moins blanc, et du coup de plus en plus gris, tout crado, tout fermé, tout barricadé, tout couvert de graffitis et d’affiches et entouré de palissades de chantier. Le Grand Garage de l’Essonne était la plus importante concession Citroën de la région. Remontant aux années 20-30, son activité a cessé dans les années80. Pour toute opération mécanique conséquente, les agents de la marque, par manque de place, d’outillage spécifique ou parfois aussi de compétences, « envoyaient » les voitures à Juvisy. J’ai le numéro de téléphone sur le porte-clés de ma DS : 69 21 35 90, mais ça m’étonnerait qu’on réponde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Viry, Grigny a poussé jusqu’au bord du ruban, à la place des champs et après Ris-Orangis, on ne longe plus le petit village d’Evry, encerclé entre les lieux-dits Grand-bourg, Petit-bourg et Mousseau, on plonge carrément dans Evry-Ville-Nouvelle, pour n’en sortir qu’à l’entrée de Corbeil-Essonnes. (Essonnes avec un s pluriel car la rivière possède plusieurs bras qui passent en différents endroits de la ville)

 

Après ce petit bout de road book historico théorique et néanmoins préambulesque, v’là t’y pas qu’on s’approche un peu du point de départ de la virée qu’on a projetée, et de fait, on va s’appesantir un peu sur les kilomètres suivants.

 

ON ARRIVE … AU DEBUT !

 

La N7 traverse la partie de la ville qui était alors Essonnes, comme indiqué par exemple sur une carte de 1945, Corbeil étant la partie de l’agglomération côté Seine. Il subsiste toujours deux mairies, l’hôtel de ville de Corbeil et la mairie (annexe) d’Essonnes.

 

En descendant la cuvette de Corbeil-Essonnes, on longe les magasins motos. Dans les années 50, les frères Valdevit (François et Aldo), figures du moto-cross et des courses d’endurance se partageaient les enseignes des principaux constructeurs de deux-roues de l’époque. Leur seul concurrent, représentant la marque BSA était Louis Meznarie (nous le retrouverons plus loin)

 

Amis collectionneurs en cuirs râpés et casques bols, sachez qu’une éminente personnalité corbeilloise est à votre service. Incarnation vivante d’Ed-la-poignée, figure de proue du Joe Bar Team, Didier Valdevit, dit Valdo, s’occupe de l’entretien de vos Triumph, Norton et autres BSA dont il se fait fort de fournir les pièces dans son antre de la rue de la glacière, à l’endroit ou officia avant lui son père François. Bon sang ne saurait mentir, ou alors sans faire exprès…

 

Avant de s’installer Quai de Javel, André Citroën se trouvait fort à l’étroit pour développer son usine d’engrenages dans son quartier de l’Opéra ! Pourquoi parle-t-on maintenant des affaires du père Dédé ? Je vais tâcher de vous la faire courte : son associé, Jacques Hinstin était un proche de la famille Decauville, qui fabriquait des petits trains à voies étroites à Corbeil. C’est par ce biais qu’il trouva pour Citroën un local destiné à la fabrication des machines-outils pour ses engrenages, qui était situé rue de Paris, à Essonnes, à peu près au milieu de la cuvette de la RN7, mais je ne sais pas exactement où…

 

On remonte la cuvette, un garage, une casse, un centre pneus… on est encore en ville, mais aussi sur la grande route…

 

Construit à la va-vite dans les années 60, collé contre l’avant d’une maison en meulière plus ancienne, à côté du cimetière d’Essonnes, un bistrot au nom évocateur : « la halte de la côte » ! 4 CV et 202 vieillissantes devaient être à la peine et avoir des vapeurs… C’est dans ce bistrot organisant parfois de petites soirées musicales qu’eût lieu la dernière prestation scénique du mythique et légendaire groupe de rock « The Wild Rats » dont le leader n’était autre qu’un certain Lucien. On a les références historico-culturelles qu’on peut…

 

Au dessus de la côte se trouve le quartier de l’Ermitage. A cet endroit, il y a très longtemps, (bien avant l’invention de la sacro-sainte bagnole, mais quand même après celle de la roue) existait un mouroir pour lépreux qui donna son nom au quartier (désopilant non ?) Les malades issus des grandes familles bourgeoises parisiennes venaient donc mourir à Corbeil, puis étaient rapatriés vers la capitale et le caveau de famille sur des péniches suivant la Seine. Ces péniches macabres venant de Corbeil furent joliment surnommées corbillards. (C’est toujours sympa de se cultiver en se marrant et réciproquement)

 

La nationale 191, qui naît à Corbeil, se fond avec la N7 au niveau de l’Ermitage pour traverser le lieu-dit Pressoir-Prompt (haut lieu de la culture de la piquette) et la quitte à la sortie de ce lieu-dit pour aller à droite en direction de La Ferté-Alais et Etampes.

 

Entre l’Ermitage et Le Coudray-Monceaux, ne cherchez pas de panneau indiquant Pressoir-Prompt : Y’en a pu ! Juste une indication sur la gauche, on peut lire le nom de l’école maternelle de Pressoir-Prompt. Mais peut-être aurez-vous l’œil plus facilement attiré par la Goëlette Renault qui sert d’enseigne à la société ART-PLOMB de l’ami Christophe (l’homme à la corvette blanche).

 

On entre au Coudray par Le Plessis-Chenet (IBM sur la droite – actuellement ALTIS) pour arriver à un rond-point (anciennement une patte-d’oie) à la hauteur duquel se trouve à droite une plaque Michelin indiquant « Paris 35 km » (flèche à droite) et « N7 ». C’est la frontière.

 

LA FRONTIERE

 

La frontière de quoi ? La frontière de la zone ! D’un côté, direction Paris, la banlieue et la ville, de l’autre, direction Menton, la campagne, le soleil, la mer, les vacances, la surchauffe, la casse moteur, le retour en train, et merde !

 

Deux petites places à côté de ce rond-point. D’un côté, un bistrot sympa (ma résidence secondaire !) et une petite boulangerie, de l’autre, un restaurant huppé « le Pacha ». Mitoyen du Pacha, une cour et une maison sur le mur de laquelle figure une belle publicité peinte des années 50 pour le concessionnaire Chevrolet R. DUVIVIER, rue Octave Mirebeau, Paris. On entrevoit le garage Duvivier dans un film de 1954, « Poisson d’avril », où Bourvil campe un mécano fan de pêche à la ligne aux côtés d’Annie Cordy, Pierre Dux, Denise Grey et Louis de Funès. Les dialogues de ce film de Gilles Grangier, signés Michel Audiard, donnent une saveur particulière aux scènes de garage…

 

A PROPOS DE GARAGES

 

Plus loin, sur la gauche, planquée sous une criarde enseigne MOTRIO, on reconnaît la façade typique par son architecture, d’une agence Citroën des années 20 (Citroën possédait son propre service d’architecture et le garage du Coudray ressemble en tout point à celui de Saulieu, par exemple). Il s’appelait « Relais 35 ». Seulement 35 bornes de Paris et la Traction est en panne ? Ah ben oui, y’avait de la sciure de bois dans la boîte de vitesses pour étouffer le bruit des pignons !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A deux enjambées de là, toujours sur la gauche, une autre enseigne : Porsche. Le garage Meznarie, spécialiste Porsche, avait des clients réputés tels que Marie-Claude Beaumont ou Jean-Pierre Jarier. L’ancien mécano moto corbeillois avait appris la mécanique pendant la guerre sur les motos NSU avant de prendre une concession BSA. Passé aux quatre roues en s’installant au Coudray, Louis Meznarie réparera, vendra et préparera des NSU Prinz TT avant de passer aux Porsche, travaillant notamment avec Jochen Rindt. Aujourd’hui, le garage est fermé et P’tit Louis, qui a largement l’âge de la retraite, bichonne sa collection de motos NSU.

 

 

 

 

Quittons Le Coudray et l’Essonne par la même occasion pour entrer en Seine-et-Marne. La belle rectitude de la nationale 7 est coupée par deux ronds-points le long d’une nouvelle zone industrielle. A gauche du premier, la Ferme de Maison Rouge où officiait en tant que paysagiste l’ami Bernard Caron, collectionneur de tracteurs et propriétaire d’un superbe coach découvrable Hotchkiss. A côté de la ferme, le garage Renault flambant neuf remplace celui du centre de Ponthierry, en cours de démolition.

  

A l’entrée de Ponthierry, à droite, à côté de la station BP, se trouve un des centres de contrôle technique les plus cools du monde et des environs. Le boss adore les anciennes, qu’on se le dise…

 

La traversée de Ponthierry, avec celle de Corbeil, était problématique à la grande époque… Au pied de la côte de Pringy, limitrophe de Ponthierry, auberges et garages témoignent de l’importance de la fréquentation de la route.

 

En haut de la côte, pour rester dans le droit chemin, prendre à droite au rond-point (c’est malin, ça !). Anciennement, la route de Melun, en face, formait une patte d’oie avec la nationale 7 et l’ancien garage Citroën (rouge et blanc) sur la gauche s’appelait « le garage des deux routes ». Situé maintenant plus loin sur la gauche, pour cause d’agrandissement, le nouveau garage a gardé le même nom, ce qui n’a plus aucun sens.

 

Quittons Pringy, territoire des Clodos sauvages, pour filer vers Chailly-en-Bière et Fontainebleau. Quesaco, les Clodos sauvages ? Eminemment sympathiques et pas sauvages pour deux ronds, les Clodos sont les membres du plus vieux HDC encore en activité (entendez par HDC : Harley Davidson Club). Ils contribuent depuis une trentaine d’années à faire de Pringy et de ses environs un des endroits les plus Rock’n’Roll de la région.

 

Sur la droite, après Pringy, un grand relais routier autrefois rempli de Bernard, Unic, Panhard et de Jean Gabin en salopettes bleues et un commerce de VTT qui fut jadis un garage Simca.

 

MONTAND ET JOHNNY À CARREFOUR

 

Sur la gauche, le centre commercial Carrefour de Villiers-en-Bière vit, au milieu des années 90, Johnny Hallyday y faire halte pour un mémorable concert sous chapiteau avec à l’époque, parmi ses musiciens, l’harmoniciste Christophe Dupeu qui jouait là pratiquement à domicile.

 

Reconstruit dans les années 80, ce centre commercial ne ressemble plus du tout à ce qu’il était lorsque l’inspecteur cow-boy Marc Ferrot, alias Yves Montand, y déboula comme un furieux au volant de sa 404 blanche pour mettre fin à un braquage de convoyeurs de fonds au terme du film « Police Python 357 », tourné en 1976 par Alain Corneau, avec Simone Signoret et François Perrier.

 

Tout droit en face, au rond-point (décidément ça pousse partout ces trucs là, c’est pratique mais ça fait pas d’époque) direction Chailly-en-Bière, Fontainebleau, Nemours, Souppes-sur-Loing, Dordives, Montargis… Allez Vroum !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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