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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 07:32

demi-fond -18- 

 

Son histoire n’avait jamais été contée jusqu’à ce jour, et ce livre se propose de vous la faire vivre.
« L’épopée du cyclisme sur l’autodrome de LINAS – MONTLHERY »,
- c’est l’improbable record de l’heure derrière motocyclette de Léon VANDERSTUYFT, réalisé sur l’anneau de vitesse a peine achevé…
- c’est une « chasse aux records » qui va s’étaler sur plusieurs décennies, et nourrir la légende de la « piste aux records ».
- ce sont vingt – trois éditions du championnat de France des routiers professionnels, un mémorable championnat du monde,
- une pléthore d’épreuves prestigieuses : Premier Pas Dunlop, Challenge Chobillon , Critérium des Comingmen, Grand Prix de la Boucherie, Jeux Universitaires, Grand Prix de France, Grand Prix d’ Automne, Bordeaux – Paris, Boucles Parisiennes, des championnats de France et de Paris de … cyclo-cross !
Oui : l’autodrome de LINAS - MONTLHERY fait partie de l’histoire du sport cycliste, comme elle fait partie de nôtre patrimoine.
 
Revivez donc cette épopée à travers cet ouvrage de plus de 350 pages. Vous y retrouverez, à travers leurs interviews, les champions qui ont vaincu sur l’autodrome, ainsi que celles d'autres coureurs, retraités des pelotons ou encore actifs. Au détour de ses pages, vous découvrirez une riche iconographie agrémentée de dessins, une rubrique palmarès, une revue de presse étalée sur trois - quarts de siècle... Les passionnés de cyclisme seront bluffés par la richesse historique de l'autodrome en regard de l’histoire de leur sport préféré. Les amoureux des sports mécaniques et les curieux de l’histoire de l’autodrome y trouveront une somme incroyable d’informations inédites à ce jour.
 
OFFRE
EXCEPTIONNELLE DE LANCEMENT 39 € au lieu de 50 €
Bulletin de souscription (à envoyer avant le 25 septembre)
http://data0.kif.fr/cyclisme-autodrome/perso/bulletin_souscription_autodrome.qxd_bs-3-.pdf
 
Plus de détails :
http://cyclisme-autodrome.kif.fr/
http://velotaudromelinas-montlhery.blog4ever.com
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BON DE SOUSCRIPTION
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je souhaite profiter de cette offre à un prix exceptionnel :
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LIVRAISON PRÉVUE À PARTIR DE DÉCEMBRE 2010
J’envoie ma commande et je vous joins mon règlement à l’ordre de l’Association :
AGIR POUR TOUS ET AVEC VOUS
MAIRIE DE LINAS - 91310 LINAS
Nombre d’exemplaire(s) ........... x 39 € =....................... €
Frais d’expédition =.................... 9 €
TOTAL
= ...................... €
EN COURS D’ÉDITION NOMBRE LIMITÉ
Ouvrage de 352 pages – Format 211 x 297 mm, couverture Pelliculée contrecollée sur Carte 24/10ème, Intérieur imprimé sur Couché satiné 135g, 64 pages en quadrichromie de nombreuses photos inédites
Renseignements : 06 62 24 97 45
 
Quelques passages du livre :
Printemps 1932 : des lapins sur la piste …
Henri MOUILLEFARINE : « Pour la route, des courses contre la montre départageait les candidats. Pourquoi contre la montre ? Parce que la course de route des Jeux Olympiques devait être courue individuellement contre la montre. Ce n’était pas triste. A MONTLHERY, je m’élançais le premier à cinq heures du matin, s’il vous plaît. On descendait Lapize, dès le pied de la bosse, je n’arrêtais pas de crier pour réveiller les lapins qui dormaient sur le ciment. Cent kilomètres le nez dans le cintre … Il y a eu Montlhéry, puis Rambouillet, puis une autre, je crois … ».
 
Juin 1934 : … et des chiens crevés !
Le lendemain du championnat de France cycliste, comme le lendemain de toutes les grandes manifestations, les équipes de nettoyeurs sont parties de bon matin pour débarrasser la piste de l’autodrome de tout ce que les dîneurs de la veille y ont laissé traîner : litres vides, quignons de pain, tessons de bouteilles, papiers gras, vêtements, portefeuilles,valises, phonos, accordéons … Tous les restes conventionnels, toutes les dépouilles opimes, tous les objets hétéroclites semés par la déroute d’une foule.
Mais ce que les nettoyeurs ont trouvé en quantité incroyable, ce sont des chiens crevés : « Toute la gente canine de la région connaît le coin ! », nous disait Monsieur LETOREY, directeur de l’autodrome; le mâtin donne le mot d’ordre au berger et le basset le repasse au griffon. La nuit, c’est dans les taillis une véritable curée et les reliefs du pique-nique sont tels que prises d’indigestion, les pauvre bêtes viennent crever sur la piste en essayant de retourner au logis.
Cette image effarante couronne et souligne à la fois ce qu’il y a de monstrueux dans cette journée populaire. Un pique-nique suivi d’une curée ! Nous nous en doutions un peu, tandis qu’en mordant dans une cuisse de poulet, à vingt- cinq pas de la piste, mais déjà en pleine brousse, nous écoutions la vie furtive des taillis et le grondement de la course qui tournait toujours sous le soleil ».
 
Juin 1934 : un peu de tenue, s'il vous plaît !.
Sortis des bois … A chaque tour de piste, des treillis et des futaies, surgissent de nouvelles vies. Un homme en slip apparaît, issu de quelques camp nudiste. Plus loin, une femme en maillot. Un homme, accablé par la chaleur de cette matinée inhumaine, se traîne à la recherche d’un coin d’ombre, avec un barda sur le dos, un filet à provisions à la main gauche, deux litres dans la main droite. Il y a une population presque permanente que dérange notre ronde et qui sort des bois, nue et effarouchée. Il y a des immigrants pressés, chahuteurs, débraillés.
 
Juin 1934 : de la difficulté du maintien de l'ordre.
Un haut-parleur multiplie les appels au calme, conjure le public de laisser finir la course. C’est que l’arrivée fait sortir des bois tous ces loups repus et ivres. Les plus « noirs » marchent entre deux copains, glissent de temps en temps à terre, puis relevés, repartent, solidement maintenus. Et le flot déferle vers les tribunes, envahit tous les dégagements.
On sent qu’il suffirait d’un rien pour changer cette foule sportive en foule émeutière. « Nous ferons ce que nous pourrons, mais nous ne sommes pas là pour nous battre ! », dit le commandant de gendarmerie. Puis le flot migrateur s’est répandu sur la route de Paris, abandonnant le champ de bataille de Montlhéry aux chiens voraces des environs.
 
Juin 1934 : ciel, mon vélo !
A peine Raymond LOUVIOT eut-il franchi la ligne d’arrivée du championnat de France cycliste qu’il fut encerclé et happé par une foule d’une surprenante violence d’extériorisation. Son vélo fut à moitié écrasé, et l’on entendit la plainte des roues tordues sous la pression humaine… Dans la bousculade il eut une partie du bras droit écorché, ses pieds étaient tirés de part et d’autre, et chacun de ses bras saisi et allongé dans une direction différente.
Juin 1934 : de l'éducation des enfants.
Jacques LOHMULLER se remémore : « J’avais quatorze alors, et je fréquentais le patronage avec Robert LAMOUREUX, chez les curés. On était de SAINT - MANDE, (la mère de Robert était conductrice des tramways qui partaient de LA BASTILLE pour aller à MAISONS- ALFORT, et ils logeaient avenue Sainte Marie à SAINT - MANDE, là où était le garage des tramways) ».
Robert LAMOUREUX était mon camarade de classe et il avait débuté au patronage en pratiquant le basket. Il aimait le vélo et on faisait souvent des ballades ensemble et un jour je lui dis : « il y a le championnat de France, dimanche à MONTLHERY, si on prenait le vélo pour aller là bas ? ». Finalement, on décide de partir. Il y avait alors la petite voie ferrée qui allait à MONTLHERY (ndlr : L’ Arpajonnais), on roulait à côté des rails. On est montés sur la route de l’autodrome avec nos vélos à la main, et on est arrivé juste pour entendre le speaker annoncer le tour d’honneur de Raymond LOUVIOT.
Si bien que l’on a même pas pu voir la gueule de LOUVIOT… Alors, ce jour là, on est revenu, mais manque de pot, les bas côtés étaient si mauvais que l’on a cassé des rayons et crevé tous les deux un pneu… On est arrivé, il était plus de vingt heures au patronage, on s’est pris tous les deux une paire de baffes par le curé , et résultat, comme il y avait de la casse, on a envoyé la note aux parents. Il a fallu par conséquent raconter notre épopée lui à sa mère, et moi à mes parents. Il a fallu qu’ils remboursent la casse. Voilà notre fameux déplacement, à l’âge de quatorze ans pour aller assister au championnat de France à Montlhéry ! SAINT- MANDE - MONTLHERY, çà faisait une belle trotte, quand même …
Juin 1934 : la corvée d'eau.
On mijote à petit feu sous une légère chemisette. Les hommes simplifient leur toilette, il n’est plus question de veste, moins encore de pull-over et l’on vit même un Adonis quinquagénaire armé d’une moustache rousse à la gauloise, se promener torse nu sous les quolibets de la foule…
Les provisions premières sont vites épuisées, canettes de bières et litres de rouges gisent abandonnées… On organise la corvée de l’eau aux deux ponts. Sagement, les spectateurs en file indienne, attendent leur tour de puiser aux tuyaux de caoutchouc leur ration. Deux jeunes femmes renâclent devant le siège fait autour du poste de secours et, l’oreille basse, retournent à leur pique-nique saupoudré de poussière.
Octobre 1934 : aux objets perdus.
Il a été trouvé sur le parcours du circuit de Montlhéry un boyau. Prière de le réclamer au siège de l’U.V. Plaisance, au 147 rue du Château, Paris XIVème.
Juin 1935 : les resquilleurs de l'autodrome.
Nous avons vu le public gêner les arrivées des six coureurs classés et se montrer plus indiscipliné que jamais. Il n’y a rien à faire et l’on comprend qu’il n’est plus à le dire. Des accidents surviendront quelques jours, si l’on ne peut mettre ordre à ces manifestations par trop enthousiastes. Alors peut être sera-t-il nécessaire d’aviser. Quinze cent personnes avaient pénétré sur la piste, à la resquille.
Mai 1936 : Victor COSSON se souvient :
Montlhéry ? J’y avais participé à une épreuve de sélection pré - olympique. On tournait « à l’envers du sens des aiguilles d’une montre ». On descendait Lapize. Lapize ? Elle ne me convenait pas. J’étais grimpeur : j’y étais « trop court ». En tant que grimpeur, j’escaladais mieux les côtes plus longues. Je me rendais à l’autodrome à vélo, de Boulogne Billancourt où je résidais. On entrait dans le circuit par le terrain militaire. Les coureurs se donnaient rendez-vous là bas. Puis, on se rendait aux vestiaires à côté de la côte Lapize. Retour à la maison après la course, à bicyclette. A l’époque, il n’y avait pas trop de circulation. Ma fiancée et mes copains venaient à vélo me voir courir et ils déjeunaient sur l’herbe pendant ce temps. Toute la foule était concentrée dans Lapize.
Juin 1936 : un buffet providentiel.
René LE GREVES … « Après, vous savez, je ne sais plus du tout ce qu’il s’est passé. J’ai été poussé, porté par la foule après avoir reçu mon maillot. Je voulais aller du côté du poste de chronométrage et finalement, je ne sais pas comment, je me suis retrouvé dans la salle du buffet, enfin à l’abri. Mais qu’est ce que j’avais pris comme tapes sur le dos, les épaules, les bras et même la tête ! ».
 
Renseignements :
Patrick Police
tél : 06 62 24 97 45
mèl : eddy@dbmail.com

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Published by JYMuller - dans Livres-Films-TV
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