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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 10:58

 

Région Ile-de-France / Université Paris I Panthéon-Sorbonne

 

Vendredi 29 avril de 14h30-16h30

 

Patrimoine industriel et création

Région Île-de-France

142, rue du Bac

75007 Paris

 

Salle Jacques Delors

 

Contact : Nicolas Pierrot - industrie-patrimoine-culture@iledefrance.fr - 01.53.85.75.04

 

1) « Des lieux pour l’imagination artistique et citoyenne ».

 

Camille Dumas, co-directrice de Mains d’OEuvres (lieu de création pluridisciplinaire)

 

reabilitation-1-copie-1.JPG 

L’expérience de Mains d’OEuvres et du réseau Trans Europe Halles Camille Dumas, co-directrice de Mains d’OEuvres (lieu de création pluridisciplinaire)

 

Mains d’OEuvres est issu du mouvement de réhabilitation des friches en lieux culturels qui a débuté dans les années 1970. Des artistes et autres acteurs de la société civile se sont emparés des espaces laissés vacants par l’industrie, notamment suite à une délocalisation accrue. D’espace de production commerciale, ils deviennent des espaces de production artistique. Plusieurs raisons ont mené les artistes à investir ces lieux : besoin d’espace, développer une création non prise en compte par l’institution, et créer un autre espace d’échange avec la ville et ses habitants.

 

Aujourd’hui il existe de nombreux lieux culturels partout dans le monde qui sont de taille, de fonctionnement et d’activités différentes mais qui ont comme particularités un bâtiment réhabilité et des valeurs partagées. Dès 1983, ces lieux se sont rassemblés dans un réseau européen appelé Trans Europe Halles pour échanger leurs expériences mais également légitimer leur présence auprès des pouvoirs publics.

 

Installé dans l’ancien Centre social et sportif des Usines Valeo, Mains d’OEuvres est un bâtiment de 4000 m2, dans le quartier des Puces de Saint-Ouen, aux portes de Paris. Il est né d’une envie fondatrice : celle de transmettre la création à tous, de rendre la capacité d’imaginer, de ressentir et de créer notre société ensemble.

 

Au coeur du projet, le processus de création :

- comment les artistes travaillent et créent ?

- comment transmettent-ils leur savoir-rêver ?

Pour s‘approprier ce processus et encourager les artistes dans leurs recherches, nous provoquons des moments de rencontres entre les artistes et les gens.

 

Le lieu ouvert, toute l’année, accompagne des démarches d’artistes et des engagements citoyens créatifs. Il apporte des espaces de travail, du temps pour essayer et expérimenter mais aussi un dispositif critique qui fait naître le dialogue entre les artistes, l’équipe du lieu et le public. C’est un espace-outil qui souhaite rendre possible et visible le travail des créateurs, un tremplin permettant la concrétisation de projets en danse, théâtre, arts visuels, musique ou pluridisciplinaires.

 

2) La Création et le monde du travail.

 

Renault Billancourt, usines à Saint-Denis, à La Courneuve, manufacture de Sèvres

 

Nicolas Frize, compositeur

 

 réabilitation 2

 

Nicolas Frize a fait la mémoire sonore de l’ensemble du site Renault de Boulogne-Billancourt 

(pour la création musicale Paroles de voitures – 1984) © Michel Urtado

 

Beaucoup de mouvements musicaux qui semblaient être simplement inscrits dans l’histoire de la musique étaient en réalité d’abord inscrits dans l’industrialisation et le monde du travail : il en est du cubisme comme du bruitisme au début du siècle, et la musique concrète ne s’est pas penchée par hasard dans les années 1950 sur l’écoute de la matière, des objets, des paysages et du monde du travail...

 

 

Les conditions de production du travail artistique en relation avec le monde du travail sont déterminantes, parce que ce sont elles qui font aboutir les oeuvres, et donc leur esthétique, leurs formes, leurs implications, leur compréhension...

J’ai réalisé un certain nombre de campagnes de mémoire sonore du travail – en position « d’écouteur public », enregistré usines, bureaux, hôpital, centre de recherche… Pourtant, il ne suffit pas d’une mémoire réaliste des sources sonores, des machines et des gestes, il faut aussi capter la pensée, la traduction de ce qu’elles représentent ; la mémoire sinon, demeure « muette ». Capter des sons, ce n’est pas les écouter tels qu’ils existent mais tels que les gens qui travaillent les perçoivent.

 

La création musicale dans ce contexte contourne l’organisationnel, le technique, le rationnel…, sa matière première est le sensoriel, le sensible, l’indicible…

 

 

 

 

 

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Published by Pannetier Pascal - dans Conférences
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